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Kobachi, kozara & mamezara : petits bols et assiettes japonais

L’une des caractéristiques les plus visibles de la vaisselle japonaise est le nombre de petits récipients qui entourent le repas.

Trois termes utiles sont 小鉢 — kobachi, 小皿 — kozara et 豆皿 — mamezara. Tous désignent de petites pièces, mais leurs formes et usages typiques diffèrent.

Qu’est-ce qu’un kobachi ?

Kobachi (小鉢) signifie littéralement petit hachi, donc petit bol.

Il est généralement plus creux qu’une assiette et convient aux accompagnements contenant sauce, bouillon, assaisonnement ou ingrédients difficiles à retenir sur une surface plate.

On y sert volontiers ohitashi, sunomono, légumes mijotés, tofu, salades ou petites portions de plats assaisonnés.

Qu’est-ce qu’un kozara ?

Kozara (小皿) signifie petite assiette.

Il est plus plat qu’un kobachi et peut servir pour pickles, condiments, petits amuse-bouches, sauce, wagashi ou comme assiette individuelle pour prendre une portion d’un plat commun.

Qu’est-ce qu’un mamezara ?

Mamezara (豆皿) est une très petite assiette.

Le MAFF la présente comme un récipient polyvalent pour sauce soja, condiments, petits accompagnements, mets rafraîchissants, desserts ou wagashi.

Le caractère « haricot » dans le nom ne signifie pas qu’elle soit réservée aux haricots.

Un mamezara est-il simplement un très petit kozara ?

Dans la pratique, les catégories se chevauchent.

Les fabricants et boutiques n’emploient pas toujours les mots exactement de la même manière. L’idée utile est que le mamezara est volontairement minuscule, tandis que kozara couvre une catégorie plus large de petites assiettes.

Pourquoi tant de petits plats ?

Parce que le repas japonais conserve souvent séparés saveurs, textures et modes de cuisson.

Le MAFF note que la table japonaise utilise bols à riz, bols à soupe, assiettes de tailles variées, mamezara, petits et grands bols, couvercles et service à thé selon les aliments.

Quel rôle dans ichiju sansai ?

Dans ichiju sansai, les accompagnements restent distincts du riz et de la soupe et peuvent être présentés en petit bol ou petite assiette.

Le kobachi convient particulièrement aux légumes assaisonnés ou mijotés qui demandent un peu de profondeur.

Où place-t-on les kobachi ?

Il n’existe pas une seule position obligatoire pour chaque petit bol.

Le MAFF place riz devant à gauche et soupe devant à droite ; les petits accompagnements peuvent être disposés derrière ou entre les deux selon l’accès et l’équilibre du repas.

Voir notre guide de dressage japonais.

Pourquoi séparer les accompagnements ?

Les récipients séparés empêchent les sauces et saveurs de se mélanger et préservent mieux les textures.

Le MAFF décrit aussi cette séparation comme une attention portée au convive.

Quels aliments vont bien dans un kobachi ?

  • ohitashi d’épinards ;
  • sunomono ;
  • hijiki ou haricots mijotés ;
  • tofu ;
  • petites salades ;
  • namasu ;
  • petites portions de nimono ;
  • légumes ou champignons assaisonnés.

Quels aliments vont bien sur un kozara ?

  • pickles ;
  • petits amuse-bouches ;
  • sauce soja ou sauce à tremper ;
  • condiments ;
  • petites pièces grillées ;
  • wagashi ;
  • fruits ou bouchées de dessert.

Et sur un mamezara ?

Le MAFF l’associe particulièrement aux très petites portions : sauce soja, condiments, pickles, accompagnements légers, douceurs ou garnitures.

Il est pratique lorsqu’on veut plusieurs saveurs contrastées sans utiliser une grande assiette compartimentée.

Qu’est-ce que hashi-yasume ?

Hashi-yasume peut désigner un petit mets léger qui rafraîchit le palais entre des saveurs plus fortes.

Le MAFF suggère petites assiettes et mamezara pour pickles, légumes vinaigrés ou préparations légères remplissant ce rôle.

Petite assiette et torizara : même chose ?

Pas exactement.

Torizara décrit une assiette utilisée pour prendre une portion d’un plat partagé. Un kozara peut servir de torizara, mais kozara décrit la forme et l’échelle, alors que torizara décrit la fonction.

Comment fonctionnent-ils dans un repas partagé ?

Dans un repas partagé japonais, une petite assiette personnelle permet de transférer une portion depuis le plat commun avant de manger.

Kobachi est-il un terme de cuisine formelle ?

Pas au même sens que mukōzuke dans le kaiseki.

Kobachi est une catégorie générale de récipient ; les systèmes formels emploient des noms plus précis selon cours et fonction.

Sont-ils toujours en céramique ?

Non.

Céramique et porcelaine sont courantes, mais laque, verre, métal ou bois peuvent aussi être utilisés selon l’aliment, la saison et le fabricant.

Notre guide de la céramique japonaise couvre les familles céramiques.

Pourquoi sont-ils souvent dépareillés ?

Parce que la table japonaise n’exige pas un matériau ou motif identique partout.

Le MAFF indique explicitement que porcelaine, poterie et laque peuvent être combinées.

La saison influence-t-elle le choix ?

Elle peut.

Verre, porcelaine claire et couleurs fraîches peuvent convenir à l’été ; céramiques plus épaisses ou émaux sombres à l’hiver. Mais la vaisselle quotidienne n’a pas besoin de changer à chaque saison.

La forme compte-t-elle ?

Oui.

Un kobachi plus profond retient mieux liquides et aliments libres. Un kozara plus plat expose davantage le mets et convient aux sauces, pickles ou petites bouchées sèches.

Rond ou carré ?

Les deux.

La vaisselle japonaise utilise formes rondes, carrées, rectangulaires, ovales et irrégulières. Mélanger les formes peut aider à distinguer les plats.

Quelle taille choisir ?

Il n’est pas nécessaire de rechercher une mesure universelle précise.

Le test utile est fonctionnel : le récipient contient-il la portion sans sembler surchargé et s’intègre-t-il facilement parmi les autres éléments du repas ?

Combien en faut-il à la maison ?

Pas des dizaines.

Quelques kobachi et kozara polyvalents suffisent pour légumes, pickles, sauces, desserts et portions individuelles. Les mamezara sont utiles si vous servez souvent condiments ou petites bouchées.

Faut-il les acheter assortis ?

Seulement si vous aimez cet aspect.

Les pièces dépareillées s’intègrent très bien à la culture de la table japonaise.

Comment les choisir ?

  • profondeur pour mets en sauce ;
  • surface plate pour pickles et condiments ;
  • facilité d’empilage ;
  • émail adapté à un usage fréquent ;
  • couleurs qui dialoguent avec bols à riz et à soupe ;
  • prise en main agréable.

Pourquoi ces pièces sont-elles faciles à intégrer en Europe ?

Parce qu’elles fonctionnent dans de nombreuses cuisines.

Un kobachi peut accueillir des légumes, un kozara des olives ou une sauce, et un mamezara des condiments sans adopter tout un service japonais formel.

Kobachi, kozara et mamezara en une phrase

Les kobachi sont de petits bols, les kozara de petites assiettes et les mamezara des assiettes encore plus petites pour condiments, accompagnements et petites bouchées.

Pour continuer

Lisez Les bols à riz japonais, Les bols à soupe japonais, ou revenez à La table japonaise.

Lorsque la sauce soja est servie depuis un petit récipient de table, le verseur s’appelle shōyu-sashi. Il verse le condiment, tandis qu’un kozara ou mamezara peut le recevoir dans une coupelle individuelle.

Les pickles sont l’un des usages les plus évidents de ces petits récipients. Notre guide des tsukemono et kōnomono explique pourquoi ils ont souvent leur propre petit plat.

Sources et lectures complémentaires

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